Problématique

Problématique

Saviez-vous que l’Afrique subsaharienne comporte la plus forte concentration de pays pauvres dans le monde ? En effet, la malnutrition, les maladies et les conditions de vie non-favorables font en sorte que la vie y est plutôt difficile. L’Afrique est  irriguée de 17 grands fleuves et 160 lacs, mais seulement 4% de ces bassins d’eau sont accessibles en eau potable pour la population africaine. Plus de deux milliards de personnes sur terre n’ont pas accès à l’eau potable, et 320 millions de ses personnes se retrouvent en Afrique subsaharienne. Certaines personnes doivent même marcher plus de 30 minutes pour accéder à cette ressource naturelle. En raison des conditions difficiles à l’ensemble du continent , de nombreuses personnes décident de se déplacer en vue de fuir les guerres civiles et d’améliorer leur train de vie, c’est ce que l’on nomme : les réfugiés. Parmi ces derniers, plusieurs pourront trouver asile sur l’île de Madagascar, où 20 millions d’habitants y résident déjà,  dans un futur plus ou moins proche étant donné l’espace suffisant de cette terre. Bien que cet endroit semble être plus favorable, il n’en reste pas moins que d’autres problèmes y sont présents, comme l’exploitation des ressources naturelles. À cet endroit, la problématique est qu’une panoplie de ressources naturelles est à leur disposition, toutefois il est difficile, voire impossible pour les Malgaches de les exploiter par eux-mêmes. Cette recherche portera tout d’abord sur les causes des difficultés d’exploitation des ressources au pays,  les conséquences de cela sur l’Ile de Madagascar ainsi que les solutions mises sur pied par les Malgaches ainsi que par l’ensemble des pays afin d’aider les Malgaches dans leurs difficultés.

Rouge foncé = Taux les plus élevés de pauvreté extrême

http://documents.worldbank.org/curated/en/117991490012667566/pdf/113582-FRENCH-v2-WP-OUO9-Rapport-French.pdf 

Sur cette image, on peut observer que de nombreux pays d’Afrique se trouvent dans un état de pauvreté très important, voire extrême. Le Madagascar est même en rouge vin, tant il a de la difficulté au niveau économique.

Causes des difficultés d’exploitation à Itasy

L’île de Madagascar est l’un des pays les plus pauvres au monde. Une des raisons de cette extrême pauvreté est la chute du PIB entre 2001 et 2012. Dû à de nombreux chocs, autant d’ordre climatique qu’économique, en passant tout de même par la politique, les Malgaches ont adapté leur mode de vie en optant pour de nouvelles stratégies. La pauvreté urbaine est un peu plus présente que la pauvreté rurale. Les habitants de l’île ont donc changé quelques-unes de leurs habitudes, dont les domaines d’emploi. Ils se sont dirigés vers les secteurs agricoles, autant dans les services et que dans la fabrication. En 2010, le milieu agricole a chuté et, de ce fait, les gens se sont dirigés davantage vers le secteur des services, autant de niveaux primaires que secondaires. La pauvreté constante des Malgaches s’explique en grande partie par l’absence de progrès dans les emplois dans le secteur urbain, qui exclut le secteur de l’agriculture. Entre 2005 et 2010, les activités dans les campagnes ont subi une diminution en raison des nombreux chocs climatiques. Outre ces faits catastrophiques concernant le taux de pauvreté très bas, d’autres facteurs ne favorisent pas non-plus la diminution de la pauvreté. Les ménages on peu ou pas accès à l’électricité. Aussi, dans la plupart des familles, personne n’a de diplôme universitaire. L’illettrisme et la distance entre les centres urbains sont des éléments qui accroissent le problème de pauvreté.

Il y a un manque d’infrastructures concernant le secteur de l’éducation à Madagascar, ce qui empêche énormément d’enfants d’avoir accès à une éducation. À la suite de la crise qui a touché les Malgaches en 2009, le taux de scolarisation a baissé de 10% dans l’année qui a suivi. Ce pourcentage représente environ 700 000 enfants malgaches qui ont dû arrêter l’école succédant cette crise, cette dernière ayant atteint tout le pays en entier. La pauvreté et la situation générale du pays sont principalement en cause de cette baisse du niveau d’éducation primaire des enfants. Cette extrême misère est une cause principale de la baisse de l’éducation, car les familles ne sont plus capables de payer les frais de scolarité. Il y a même eu une diminution du budget de la part du gouvernement dans le domaine de l’éducation et le budget pour les écoles est très faible. Par ailleurs, d’autres problèmes entrent en cause dans la situation de l’éducation. La plupart des enseignants sont des enseignants communautaires, ce qui veut dire qu’ils n’ont pas de formation pédagogique adéquate, donc les enfants n’apprennent peut-être pas de la bonne manière et avec les bons outils. En plus d’avoir un problème dans la qualité de main-d’oeuvre, les Malgaches vivent aussi un grand manque d’outils pédagogiques.

Un des paradoxes importants de l’Afrique est qu’elle est irriguée par 5000 milliards de mètres cubes d’eau et que malgré tout 320 millions de personnes de la population africaine n’ont pas accès à l’eau potable, dont 12 millions d’origine malgache. Ils ont un manque d’infrastructures pour le traitement et la collecte des eaux usées, ce qui cause un problème dans l’accès à l’eau potable. Les malgaches devraient premièrement diminuer l’abondance des eaux usées rejetées dans l’environnement pour préserver leur nature dans un meilleur état et ainsi protéger les réserves d’eau douce qu’ils possèdent. Le problème d’eau potable est préoccupant, mais tout autant qu’est le problème des services sanitaires. Les installations ne sont pas adéquates et beaucoup d’habitants n’ont même pas accès à une toilette. Pour cette raison, plusieurs habitants pratiquent la défécation à l’air libre, sans aucun souci pour l’environnement. En milieu urbain, quelques difficultés se font valoir telles que:

  • l’absence ou l’insuffisance des investissements pour accroître l’offre de services face à une densification accrue des zones périurbaines sans aménagements du territoire, permettant au réseau classique d’eau d’atteindre les lieux de vie ;
  • l’absence ou l’insuffisance de performances dans la gestion pour un équilibre financier des opérateurs de services ;
  • la vétusté des réseaux d’eau, entraînant d’énormes pertes d’eau propre par fuites, pouvant aller jusqu’à 32% ;
  • les pertes d’eau par gaspillage dans les habitudes de consommation

Depuis les années 1960, c’est le même modèle d’organisation et de gestion de l’eau potable et d’assainissement des eaux; aucun changement n’a été effectué. Les Malgaches  devront changer leurs habitudes, malgré qu’elles soient bien ancrées dans leur mode de vie. Ils devront donc mettre en place de nouvelles mesures: assurer la compétence concernant les eaux,  renseigner les utilisateurs et les opérateurs sur les nouveaux services et les nouvelles structures mis en place. Une fois cela fait, ils devront garantir un suivi technique et financier de ces arrangements et de ces assistances rendues.

Conséquences sur le Madagascar

Comme expliqué précédemment, la pauvreté des villes, le bas niveau de scolarisation des habitants ainsi que le manque d’infrastructures sont quelques causes de la difficulté d’exploitation des ressources malgaches. Toutes ces causes entraînent plusieurs conséquences qui affectent le Madagascar.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Madagascar est l’un des pays les plus riches au monde lorsqu’il est question de ses appropriations naturelles. Il faut savoir que la grande majorité de ses ressources naturelles ne sont pas exploitées.  Parmi celles-ci, on retrouve le titane, l’or, le nickel, le pétrole, le phosphore, le saphir et le coton. Malgré tout, la pauvreté reste présente sur presque tout le territoire. De plus, le manque d’infrastructures ne permet pas aux habitants de pouvoir créer leurs propres industries locales, qui seraient nécessaires pour l’ensemble de la population malgache. En raison de ces deux éléments, les Malgaches sont dans l’impossibilité d’exploiter leurs propres ressources. Ainsi,  les habitants sont dans l’impossibilité de  tirer profit de leurs ressources. Un autre obstacle s’ajoute : le climat, qui ne leur est aucunement favorable. Effectivement, des conditions climatiques plutôt rudes du pays  affectent les récoltes des agriculteurs malgaches ; ces dernières risquent d’être détruites par des inondations, des sécheresses, ainsi que des cyclones. Ce territoire est alors victime de paradoxes en matière d’eau : il n’y a pas assez d’eau potable pour la population, mais l’agriculture peut être inondée puisque le Madagascar est un pays est un état insulaire. 

Depuis 2009, le Madagascar possède un PIB plus bas d’année en année. Malheureusement, cette île se retrouve au 5e rang des pays créant le moins de richesses au 4e rang des pays ayant le moins accès à de l’eau potable en Afrique. L’accès à l’eau potable est l’enjeu le plus problématique à cet endroit, parmi tous les autres problèmes auxquels le Madagascar est confronté. Environ 35% de la population seulement a accès à l’eau potable.  L’économie du pays n’est pas gérée en fonction des besoins des habitants, ce qui empêche les Malgaches d’accéder à des ressources. Encore une fois, en raison du manque d’infrastructures, d’autres firmes étrangères viennent s’approvisionner en ressources malgaches étant donné qu’ils ne peuvent pas le faire par eux-mêmes. À titre explicatif, Sherritt International Corporation (Canada), Sumitomo Corporation (Japon) et Korea Resources Corporation (Corée) tirent une grande partie de leurs chiffres d’affaires de l’exploitation de nickel latéritique dans les sites d’Ambatovy (1). Ces étrangers, eux, possèdent les outils nécessaires et les moyens financiers pour exploiter le territoire de toutes ses ressources. De plus, ces firmes emploient les Malgaches en grand nombre ainsi qu’à un salaire très bas. Ainsi, ils ne doivent que de faibles redevances et peu d’impôts à l’État malgache. Dû au manque d’infrastructures, les matières premières ne sont pas transformées sur place, ce qui permet aux sociétés étrangères de revendre leurs produits transformés à un prix plus élevé à leur propre fournisseur! Malgré le fait que certaines firmes virent de l’argent à l’État malgache, des hommes politiques détournent cet argent laissant les habitants dans le besoin. Ces détournements font en sorte que l’argent qui devrait revenir à l’État du Madagascar ne s’y rend pas. L’économie ne peut donc pas fleurir à sa juste valeur.

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https://mada-actus.info/economie/madagascar-est-riche-mais-pourquoi-les-malgaches-sont-pauvres/?fbclid=IwAR0e4OBpflfZrY2HsvArTDd0pT3LHLT6arus-_LuhTmrA5zljHJQt5ANFsc

Aussi, une instabilité politique peut influencer l’économie d’un pays. En effet, au Madagascar, entre 1990 et 1996, il y a eu cinq changements de gouvernement. Cette bataille politique a entraîné une interruption de versements d’aide à la population malgache puisque tout l’argent était investi pour les campagnes électorales. C’est enfin en 1996 que le premier ministre nominé était apprécié par le peuple On peut aussi percevoir un problème de structure politique, car la majorité des présidents nommés au pays ne terminent pas leur mandat électif. De la sorte, il existe 120 partis politiques différents au Madagascar. La démocratie du pays est frauduleuse : des détournements de votes ont lieu lors des élections. Ainsi, ce ne sont pas les résultats réels qui sont dévoilés au public. C’est pourquoi le parti au pouvoir n’est pas souvent aimé par la population malgache. Ces nombreuses instabilités de gouvernement ont fait reculer les investissements privés, nationaux et étrangers. Depuis cette période, on peut apercevoir une stagnation au niveau de l’économie du pays.

En somme, ce pays d’Afrique doit gérer de nombreux problèmes qui sont tous interreliés, ce qui complexifie leur résolution. De bonnes idées sont mises de l’avant, par contre, les Malgaches n’ont pas tous les moyens essentiels à leur disposition pour arriver à résoudre tous leurs problèmes. Cela prendra du temps, mais les solutions proposées sont nombreuses et ont le potentiel nécessaire à leur réussite.

http://documents.worldbank.org/curated/en/117991490012667566/pdf/113582-FRENCH-v2-WP-OUO9-Rapport-French.pdf
http://documents.worldbank.org/curated/en/117991490012667566/pdf/113582-FRENCH-v2-WP-OUO9-Rapport-French.pdf

Solutions au niveau mondial

Dans le but d’améliorer leur stabilité politique, donc, par le fait même leur sort économique, des programmes de développement durable ont été instaurés dans les écoles du Madagascar. Ceux-ci sont fondés sur des idéaux et des principes de durabilité visant à instaurer des liens cohérents entre l’éducation, la sensibilisation du public et la formation en vue de profiter d’un avenir plus viable. De plus, la mise en place de ces programmes s’est faite dans l’intention d’informer les jeunes sur la situation politique, sociale et économique actuelle de leur pays afin de permettre aux individus de participer à la société et de permettre aux adultes de demain de gérer leur pays et de résoudre les problèmes énoncés précédemment. À titre d’exemple, le gouvernement du Madagascar a adopté un projet de loi sur l’appui à l’éducation de base (PAEB). Ce projet comprend une allocation de 55 millions de dollars de la Banque mondiale et 46 millions de dollars du partenariat mondial pour l’éducation. L’objectif de ce projet est d’augmenter le nombre de mots lus par minutes et ce, dans les deux premiers cycles de l’éducation de base. De plus, la formation des enseignants sera renforcée, toujours dans le but d’assurer une meilleure éducation à la population.

Face à cet enjeu d’envergure auquel fait face le Madagascar, certains pays se mobilisent et s’engagent pour assurer la disponibilité et la durabilité des ressources mondiales, que ce soit pour la génération actuelle ou future. Par exemple, Les Sommets de la Terre ou le Sommet mondial pour le Développement Durable auquel participe Madagascar ont permis de mettre en oeuvre les réalisations du programme mondial pour le développement durable. Ce sommet historique des Nations Unies réalisé en 2015 affirme qu’au cours des 15 prochaines années, les pays mobiliseront les énergies nécessaires pour mettre fin à la pauvreté et combattre les inégalités. Le tout se fera en établissant des stratégies qui renforcent la croissance économique et qui répondent à de multiples besoins sociaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale et la possibilité d’emploi.

Le manque d’éducation du peuple du Madagascar au niveau de l’économie, de l’environnement et de la politique crée donc une roue sans fin. L’omission de compétences en matière de construction et d’exploitation ne permet pas au peuple malgache de bâtir les infrastructures nécessaires à l’exploitation de l’eau ou des mines. Ainsi, ce sont de grandes puissances mondiales qui les exploitent et qui peuvent en tirer profit. Ainsi, l’enseignement à l’école permet aux jeunes d’acquérir les connaissances, les compétences et la confiance nécessaires pour assurer un avenir plus stable et pacifique. Un monde plus pacifique signifie, entre autres, un pays libéré de corruption et d’inégalités flagrantes. Un monde où hommes et femmes font un salaire leur permettant d’aider peu à peu la société et, de ce fait, se tourner vers une économie basée de plus en plus sur le marché local. De plus, la signature de traités en matière environnementale, l’engagement de l’État dans des organisations comme l’ONU et la signature d’accords intérimaires comme le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA) amènera tranquillement le Madagascar à se responsabiliser et à se lier de partenaire étranger pour éventuellement prendre la responsabilité de l’exploitation de ses propres ressources.

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Conclusion

En bref, l’île de Madagascar possède de nombreuses ressources naturelles telles que le titane, l’or, le nickel, le pétrole, le phosphore, le saphir, le coton et l’eau. Malgré cette abondance, plusieurs obstacles rendent l’exploitation de celles-ci très difficile. La chute du PIB du pays en 2011-2012, le manque d’infrastructures, le bas niveau de scolarisation et la pauvreté sont les principales causes des problèmes d’exploitation du pays. Il faut rappeler que depuis les années 1960, c’est le même modèle d’organisation et de gestion de l’eau potable et d’assainissement des eaux. Ainsi, des changements au niveau de la gestion des ressources ne seraient pas à négliger.

Parmi les principales conséquences, on remarque que ceux qui exploitent les ressources sont en fait des firmes étrangères, ce qui entraine à la fois des problèmes économiques et politiques. Les Malgaches ne sont donc pas responsables de leur propre économie. Les détournements d’argent sont chose commune. Il serait donc important d’avoir un dirigeant qui sert le peuple, plutôt qu’un dirigeant qui se sert du peuple.

La solution la plus prisée pour remédier aux problèmes du Madagascar est l’éducation, car c’est grâce à celle-ci que les habitants seront plus au courant des enjeux qui causent la pauvreté au Madagascar. Ainsi, les adultes de demain pourront agir plus éco-responsablement puisque le développement durable leur sera enseigné. Ce programme est fortement encouragé afin de permettre aux étudiants d’inculquer dans leur culture plusieurs valeurs leur permettant de mieux gérer leur économie et, par le fait même, leurs ressources naturelles.

 

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